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BAUDELAIRE Charles – Billet autographe signé

VENDU

BAUDELAIRE Charles (Paris 1821 – Paris 1867), poète français

Billet autographe signé, adressé à Jules Cressonnois. 13 juillet 1863; 1 page oblongue in-12.

Pièce présentée dans un cadre classique accompagnée d’un tirage argentique du célèbre portrait du poète par Carjat

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté »

Baudelaire donne le droit au musicien Jules Cressonnois de mettre en musique son célèbre poème « l’Invitation au Voyage » tiré des « Fleurs du Mal » :  «J’autorise M. Cressonnois à publier, avec sa musique, une pièce de vers, tirée des Fleurs du Mal et portant pour titre l’Invitation au Voyage.»

Le musicien Jules Cressonnois (1823-1883) initialement musicien militaire, devint directeur de musique de la garde impériale et de la gendarmerie. Son œuvre majeur se trouve dans le recueil « Harmonies ». Cressonnois était un ami de Baudelaire qui eut le privilège d’être le premier compositeur à mettre en musique des poèmes des Fleurs du Mal, le premier fut « l’Invitation au Voyage » en 1863. L’influence de Baudelaire se trouve dans une suite de valses composée en 1868 avec notamment comme titre « le Haschisch ». Il mit également en musique des poèmes de Leconte de Lisle, Gautier, Banville, Musset et Hugo.

Mon enfant, ma sœur,

Songe à la douceur

D’aller là-bas vivre ensemble !

Aimer à loisir,

Aimer et mourir

Au pays qui te ressemble !

Les soleils mouillés

De ces ciels brouillés

Pour mon esprit ont les charmes

Si mystérieux

De tes traîtres yeux,

Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,

Polis par les ans,

Décoreraient notre chambre ;

Les plus rares fleurs

Mêlant leurs odeurs

Aux vagues senteurs de l’ambre,

Tout y parlerait

À l’âme en secret

Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux

Dormir ces vaisseaux

Dont l’humeur est vagabonde ;

C’est pour assouvir

Ton moindre désir

Qu’ils viennent du bout du monde.

— Les soleils couchants

Revêtent les champs,

Les canaux, la ville entière,

D’hyacinthe et d’or ;

Le monde s’endort

Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

Superbe pièce bien encadrée

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