skip to Main Content

SAND George – Lettre autographe signée

1,400.00 

George SAND (1804 – 1876), écrivain français

Catégories : , ,

Lettre autographe signée au colonel Camille Ferri-Pisani. Nohant, 23 avril 1861 ; 3 pages ½ in-8°.
George Sand demande au colonel, aide de camp du prince Jérôme Bonaparte proche ami de l’écrivain, d’intervenir en faveur de son ami : « Mon cher colonel, Vous m’aviez promis d’écrire au préfet de Constantine pour mon ami Jean Patureau, auquel le bienveillant administrateur avait annoncé sa nomination comme conseiller municipal. Patureau a cru devoir refuser le serment et je l’en ai blâmé croyant que c’était une inutile et aveugle protestation contre le gouvernement que la France s’est choisi. Je me trompais. Je viens de recevoir une nouvelle lettre de mon colon d’afrique, et il me dit en propres termes que ce n’est pas pour lui un cas de conscience, mais un simple mouvement d’humeur dont il n’a pas été maître. « J’ai été emprisonné, ruiné et banni, dit-il, pour avoir accepté le mandat de conseiller municipal en France. Si je l’accepte en afrique a présent, que m’arrivera-t-il plus tard ? Je suis comme un oiseau battu du vent qui craint de se poser. » – Mais il résulte de sa lettre qu’il sent bien avoir répondu trop précipitamment et qu’il craint d’avoir montré une hostilité systématique qui ne réside pas en lui. Donc si vous aviez la bonté d’écrire tout cela à Mr le préfet de Constantine – Patureau ne demande pas qu’on revienne sur l’offre qui lui a été faite mais il se déclare tout prêt à faire ce que l’on exigerait de lui, et il demande qu’on sache bien ses sentiments de modération chrétienne et patriotique, au-dessus de toute rancune personnelle. Plaidez la cause de cet homme excellent, doué d’une intelligence remarquable, et d’un très grand cœur, vous m’avez parlé du préfet de Constantine de manière à me donner toute confiance dans sa générosité et dans son équité. A vous de cœur, cher colonel, merci pour les bons jours que vous avez passés à Nohant (…) »
Lettre référencée dans la Correspondance Lubin, tome XVI, p.643-644

Back To Top