Balzac Honoré – Lettre autographe signée

BALZAC Honoré – Lettre autographe signée

 

Honoré de BALZAC (1799 – 1850), écrivain français

Lettre autographe signée à l’orfèvre François-Désiré Froment-Meurice. (Paris), dimanche 3 septembre (1848) ; 1 page in-8° sur papier fin, légèrement effrangé sur un côté, quelques rousseurs claires.
Balzac grand amateur de bagues et connu pour sa fameuse canne à pommeau d’or fascine ses contemporains : « M. D. Balzac prie Monsieur Froment-Meurice de lui envoyer sa bague, sa coupe et la note de ce qu’il peut lui devoir, avec une bague à choisir du prix de 100 à 150 fr, tout ce qui sera le plus avantageux dans ces prix, ou une broche, si la broche était d’un plus grand effet. On peut livrer tous les matins jusqu’à midi 14 rue Fortunée… »

Honoré de Balzac a habité la rue Fortunée, aujourd’hui rue Balzac, à partir d’avril 1847.

François-Désiré Froment-Meurice, demi-frère du romancier et ami de Victor Hugo Paul Meurice, était un orfèvre renommé cité seize fois dans la Comédie Humaine.

BALZAC Honoré de – Lettre Autographe

Lettre autographe signée « de Bc », adressée à l’éditeur Charles GOSSELIN. (juillet 1833) ; 1 page in-8°, adresse au dos du deuxième feuillet (encre pâle, piqûres).

Intéressante lettre relative à son roman « le Médecin de Campagne » et au procès avec l’éditeur Louis MAME«Le dernier bon à tirer vous sera présenté vendredi, mon cher Gosselin ; mais il est de la dernière urgence que je vous voie demain à cinq heures chez moi, car il s’agit de vous donner le médecin de campagne, pour lequel, j’espère obtenir du tribunal de commettre un libraire. Il y a rupture complète entre moi et votre singulier oncle (Louis Mame) sans qu’aucun rapprochement soit possible  » 

Quelques lignes au bas de la page sur l’intervention de l’imprimeur Adolphe EVERAT : « C’est Everat qui n’a pu composer, son caractère étant imposé »

 « J’ai travaillé trois jours et trois nuits ; j’ai fait un volume in-8 intitulé : le médecin de compagne », c’est en ces termes que Balzac annonce à sa mère et à son éditeur Louis Malle la naissance de son roman, alors qu’il n’en a esquissé que le canevas. Mais Balzac se met à dos ses éditeurs Gosselin et Mame qui l’accusent d’avoir trahi ses engagements en donnant à la revue « L’Europe littéraire » son texte « une Théorie de la démarche » et de préparer pour ces derniers un roman : « Eugénie Grandet ». Mame l’assigne au tribunal de commerce, Balzac indigné par le procédé se rend chez l’imprimeur Everat et saccage la composition du « Médecin de Campagne ». Balzac réalise trop tard son erreur et demande à la duchesse d’Abrantès d’intervenir. En vain, il est condamné le 27 août 1833 à indemniser l’éditeur Mame en lui livrant un nouveau roman ‘Les Trois Cardinaux » au risque de devoir verser trois mille huit cents francs d’indemnités. « Le Médecin de Campagne » sort en librairie le 3 septembre 1833.