Auguste BARTHOLDI – Lettre autographe signée – La Statue de la Liberté

Frédéric Auguste BARTHOLDI (1834 – 1904), sculpteur français, père de la statue de La Liberté éclairant le monde.

3,500.00 

Description

Lettre autographe signée à l’homme politique Henri Martin. Paris 19 juillet 1883 ; 2 pages in-8°.

Belle lettre du jeune sculpteur Auguste Bartholdi totalement dévoué au chantier colossal de la Statue de la Liberté, présent sur tous les fronts, y compris pour la promotion de son œuvre : « Je vous remercie bien de votre aimable petit mot ; il me fait plaisir par son caractère amical ; mais me fait de la peine d’autre part, car j’ai le regret de ne pas pouvoir partir ! Il y a trop de choses qui nécessitent ma présence et je me vois dans l’impossibilité de quitter ! J’aurais été bien heureux de pouvoir faire route avec vous et voir avec vous, les belles choses du passé que vous savez faire revivre devant les yeux. Hélas la nécessité fait loi et il faut que je reste au rivage. J’ai vu dernièrement que vous étiez en rapport avec la société des voyageurs hongrois. Si vous vouliez les envoyer voir la statue de la Liberté, je vous envoie ci-joint une carte d’invitation que vous pourriez leur adresser, au besoin j’irais les recevoir, si je suis prévenu du jour et de l’heure. Cela ne serait peut-être pas mauvais à faire pour le caractère moral de notre œuvre (…) »

Le projet de la Statue de la Liberté vit le jour le 21 avril 1865 quand Edouard de Laboulaye, professeur de droit au Collège de France et admirateur de la jeune démocratie américaine, soumit l’idée que la France offrit aux Etats-Unis une statue symbolisant La liberté éclairant le Monde, scellant ainsi l’amitié entre les deux pays. La conception en revint au jeune Auguste Bartholdi distingué par la réalisation de son colossale Lion de Belfort. La défaite de la France à Sedan, suivi de la Commune de Paris et les problèmes politiques et financiers rencontrés, retardèrent le projet de dix ans.
La statue devait être inaugurée le jour du centenaire de l’indépendance des Etats-Unis, soit le 4 juillet 1876, mais le chantier venait à peine de commencer dans les établissements de la fonderie Gaget-Gauthier & Cie dans le 17e arrondissement de Paris. Auguste Bartholdi se serait inspiré des traits de sa chère mère pour le visage de la statue, la fabrication de la torche quant à elle revint à Eugène Viollet-le-Duc. Son financement fut un véritable parcours du combattant, l’appel aux dons américains et français étant indispensables. La main fut alors présentée à l’exposition universelle de Philadelphie en 1876 et la tête admirée au Champ de Mars, lors de l’exposition de 1878. Gustave Eiffel, génial concepteur de ponts en fer, fut choisi pour bâtir l’ossature en fer de la Dame. L’édifice de 46 mètres de haut fut achevée en juillet 1884. Bartholdi, de voyage à New York, avait choisi la petite île de Belloe’s Island pour loger son chef d’œuvre. Elle fut démontée pièce par pièce pour être transporté par bateau jusqu’au Havre le 21 mai 1885. Elle entra triomphalement dans le port de New York le 17 juin. Erigée sur son socle métallique conçu par Gustave Eiffel, elle pouvait enfin éclairer le monde du haut de ses 93 mètres. L’inauguration eut lieu le 28 octobre 1886 en présence du président américain Grover Cleveland et d’Auguste Bartholdi.

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