Dessin original Uderzo   Le nom d’Albert Uderzo renvoi à une véritable passion, celle du dessin des célèbres personnages d’Astérix et d’Obélix en collaboration avec Goscinny en 1959. C’est un auteur dessinateur français d’origine italienne qui a su imposer sa patte et surtout sa passion pour les dessins. Aujourd’hui, ses dessins à succès ont été vendus environ 350 millions d’exemplaires dans le monde. Retour sur une passion et sur les dessins légendaires d’un dessinateur daltonien, mais respecté.   Albert Uderzo : parmi les meilleurs dessinateurs du monde Né en avril 1927, Albert Uderzo s’est rapidement intéressé au dessin et à la création artistique. Au fil des années, après plusieurs essais infructueux chez des organes de presse, il fut le créateur de la série Astérix avec le Scénariste René Goscinny. Il faut dire que c’est frère ainé Bruno qui, conscient de son talent, décida de l’introduire au sein de la société parisienne d’édition (Bibi Fricotin, Les Pieds Nickelés, Fillete). C’est là qu’il a pu faire ses premières armes, selon Uderzo. Durant cette période, il était très influencé par les BD américaines et sa première publication date de 1941, notamment dans un supplément junior. Il avait alors 14 ans. La particularité d’Uderzo, c’est qu’il s’agit d’un personnage capable de dessiner dans des styles très différents (du réalisme de Tanguy et Laverdure au semi-réalisme d’Astérix). De plus, son grand sens du gag visuel, avec un dessin original Uderzo, avait la possibilité de compléter les talents d’humoriste de René Goscinny. À l’instar de Franquin, il faut dire que ses personnages sont très expressifs et surtout dotée d’une gestuelle travaillée qui vient en partie de l’intérêt d’Uderzo pour les dessins d’animation. Aujourd’hui, il reste une solide référence pour tous les dessinateurs et animateurs actuels à l’image de Juanjo Guarnido, l’auteur de Blacksad. À noter qu’Albert Uderzo qui a réalisé les dessins du film l’Avare dont le personnage principal reste Louis de Funès. En 1996, il a reçu les hommages de 26 auteurs dans « Uderzo croqué par ses amis ».     Un artiste célébré Aujourd’hui, en plus de donner son nom à un prix de bande dessinée (les Prix Albert Uderzo), l’homme est célébré un peu partout par les plus grands talents du monde. Récemment, deux passionnés de son œuvre d’art, en l’occurrence Philipe Cauvin et Alain Duchêne. Ce sont deux personnages qui ont réalisé des travaux considérables sur l’ensemble de son ouvrage et ont réussi à restaurer les planches et les illustrations originales. Leur livre a d’ailleurs été préfacé par Albert Uderzo lui-même qui a tenu à les remercier de leur geste unique pour un artiste de son calibre en France. Il faut dire que la carrière d’Albert Uderzo n’est pas évidente. D’abord daltonien, donc ayant du mal à distinguer le rouge et le bleu, il est ensuite né avec 6 doigts dans chaque main. Il a fallu une intervention chirurgicale pour remédier à cette malformation.   Avant Astérix, Albert Uderzo avait réalisé des centaines et de dessins. À l’époque, il travaillait un peu comme un forçat, de 5h à minuit,  et ceci tous les jours. De plus, ses œuvres étaient pour la presse et la plupart étaient très mal rémunérés. Son travail acharné sur différents personnages lui a sans doute permis de découvrir une phase véritablement cachée du monde du dessin avec des personnages complètement oubliés. Avec le personnage d’Astérix, il a surtout voulu montrer que son personnage n’est pas apparu par hasard avec un dessin original Uderzo. En effet, dès les premiers dessins de son enfance, on pouvait remarquer cet aspect animé et plutôt comique de ses dessins. Dans ses premières séries, notamment Flamberge gentilhomme gascon, Clopinard le dernier de grognards qui avale de la poudre à canon en guise de potion magique ont connu un succès assez modeste. Cependant, c’est son duo avec Goscinny en 1959 qui lui a permis de faire connaitre son travail à l’international. Dessin original uderzo-astérix   Albert Uderzo, la potion magique marche toujours Si la cote du célèbre dessinateur n’a cessé de s’envoler ces dernières années, il faut dire que les admirateurs du dessin original Astérix et de ses compagnons gaulois peuvent se consoler avec des séries plus ou moins réputées, mais de qualité.   Dès lors, à défaut de pouvoir acquérir une planche des aventures d’Astérix, il est désormais possible, pour tout collectionneur des œuvres d’Albert Uderzo, de se tourner vers les séries moins emblématiques, mais tout aussi représentatives du style et de la densité graphiques de cet illustre dessinateur. Au moment où il a définitivement posé ses crayons et ses pinceaux, le père d’Astérix et Obélix de même que leurs compagnons irréductibles qui résistent encore et toujours à l’envahisseur romain a laissé le soin à Jean-Yves Ferri et à Didier Conrad de continuer l’aventure. Le nouvel album qui a vu le jour sous l’impulsion du tandem, notamment «Astérix chez les Pictes », a vu le jour en octobre. Cependant, il souffre de quelques maladresses assez compréhensibles bien que les auteurs ont pu s’en sortir de manière très honorable en proposant une intrigue dans le ton traditionnel de la série. Il est d’ailleurs plus réussi que les précédents albums réalisés par Uderzo en solo. Néanmoins, on peut dire que l’absence de potion magique, le trait de Didier Conard n’a pas encore atteint le degré d’expressivité de son illustre maitre. Celui-ci, on le sait tous, n’a pas son pareil pour allier humour et réalisme, le tout dans un style enlevé.   Un trésor longtemps gardé Il faut dire que les collectionneurs ne se sont pas trompés lorsqu’ils ont accordé à au dessin original Astérix une cote élevée. En effet, les planches originales qui sont tirées des aventures du petit guerrier du village gaulois sont relativement rares dans le marché. En effet, en dehors des cadeaux faits à des proches ou à des amis, l’auteur a toujours veillé à conserver précieusement le produit de son travail. Rien qu’en mars 2011, il a fait don de toutes ses planches de 3 albums à la BNF, des deux premiers Astérix le Gaulois et la Serpe d’Or. Il a aussi tenu à faire don du tout dernier écrit par Goscinny et Astérix chez les Belges qui a été réalisé juste avant sa disparition. Cependant, il faut dire que ces dernières années, des planches tirées de différents albums d’Astérix figurent plus régulièrement dans les ventes aux enchères de la bande dessinée. Il arrive même que certains d’entre eux fassent le rapprochement avec le différend qui oppose la famille à l’entourage actuel de l’auteur, notamment autour de la question de sa succession. Du coup, les prix se sont un peu tassés par rapport au record de 230.000 euros qui avait été atteint en avril 2011 pour une planche d’Astérix Gladiateur.   Plusieurs expositions dédiées à l’œuvre d’Uderzo Aujourd’hui, plusieurs musées en France et dans le monde présentent des expositions de l’œuvre d’Albert Uderzo. La dernière en date fut celle nommée « Astérix à Alésia, du mythe à la réalité » qui fut organisé au Muséoparc d’Alise-Sainte-Reine (Côte d’Or). Astérix, Obélix, Falbala, Panoramix et Idéfix se sont installés à Alésia pour 6 mois afin de faire découvrir l’aventure du petit guerrier gaulois.   Cette exposition a tenu à rendre hommage au petit moustachu querelleur, ses compagnons de route de même que leur auteur. Avec son complice René Goscinny qui est décédé en 1977, l’objectif d’Uderzo n’a jamais vraiment été de réaliser une traduction réelle de l’histoire des Gaulois. Cependant, le dessinateur avoue qu’il a eu à consulter certains ouvrages historiques afin d’écrire ces aventures. Il affirme en ce sens qu’il n’est pas historien, mais plutôt humoriste. D’ailleurs, quand ils ont créé ces personnages, Uderzo et Goscinny se sont véritablement appuyés sur ce qu’on savait déjà des Gaulois durant les années 50.  Si l’on sait que le premier album d’Astérix date de 1959, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et les archéologues et les historiens en savent beaucoup plus sur ce qu’est vraiment la vie en Gaule.   Que dire de la potion magique ? Il faut dire que c’est ce qui intéresse la plupart des lecteurs des aventures des guerriers gaulois. Cependant, il faut dire que tout est fantasmé dans l’histoire avec Vercingétorix qui balance les armes sur les pieds de césar, le faisant bondir de douleur lors de la reddition à Alésia. Pour le village gaulois, il faut dire qu’il était bien loin de l’image qu’en donnent les albums. En effet, il ne s’agit pas vraiment d’un village comme on le penserait dans un dessin original Uderzo, mais plutôt de gros bourg de marché avec son lot de fermes où se mêlaient élevage et polyculture avec plusieurs variétés de légumineuses. Pour la potion magique, c’est une manière d’apporter une touche de superbe à l’histoire et surtout de fasciner un public de tous bords. Quoi qu’il en soit, le dessin original Astérix a été particulièrement bien vendue dans le monde avec plus de 350 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Elle est aussi la plus traduite avec plus de 11 langues. Depuis les années 60, « Astérix le Gaulois » et son complice au gros ventre ont largement séduit plusieurs générations d’amateurs de fou rire. Le dernier épisode, publié en 2013, a été jusque-là, le seul produit par des autres qu’Albert Uderzo.