Georges Braque

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Georges Braque nait à Argenteuil le 13 mai 1882. Le jeune Georges n’a aucun goût pour les études et ne passera pas le Bac. Il suit des cours de peinture à l’école supérieure d’art du Havre. Installé à Paris, il s’inscrit à l’académie Humbert où il côtoie Francis Picabia et Marie Laurencin dont il devient très proche. Il pratique l’impressionnisme et le fauvisme en étudiant les œuvres de Cézanne. Au salon d’automne pour sa première participation, sa peinture, Maisons à l’Estaque, est refusée. Daniel-Henry Kahanweiler qui a vu tout le potentiel de ce jeune artiste le prend dans sa galerie. Le mouvement cubiste qui s’annonce par la suite serait l’œuvre de Picasso et Braque qui cherchent à s’affranchir de la perspective initiée à la Renaissance. Braque évolue vers le cubisme analytique. En 1912, à Sorgues, il invente les papiers collés qui seront repris par d’autres peintres comme Juan Gris, Henri Laurens ou Fernand Léger. Il passe ensuite au carton ondulé, puis mélange de la sciure de bois et du sable à sa peinture toujours à la recherche de relief. Avant que n’éclate la guerre ses œuvres sont exposées pour la première fois à New York. En 1914 il est mobilisé et part au front avec Derain, mais il est grièvement blessé en mai 1915, laissé pour mort sur le champ de bataille, il revient à la vie après deux jours de coma. Il est décoré de la Croix de guerre. C’est avec Juan Gris qu’il se remet à peindre. A la fin du conflit le cubisme triomphe, mais Braque s’essaye aux décors et costumes pour des ballets et tourne la page du cubisme. Il part dans de grands aplats de peinture où le noir est mis à l’honneur, toujours en constante recherche de formes, de plans nouveaux qui l’éloignent du réalisme. De 1939 à 1940 l’œuvre de Braque est consacrée par une grande rétrospective à Chicago, Washington puis San Francisco suivi d’une exposition à New York et Baltimore en 1941. Durant l’occupation Braque se met à l’écart du régime de Vichy et de l’occupant malgré de nombreuses sollicitations, sa peinture devient sévère à l’image de son mal être. A la sortie de la guerre il se tient à l’écart de Picasso qu’il n’apprécie plus. Il expose à Amsterdam, Bruxelles, Londres, New York. En 1952 il décore d’oiseaux le plafond de la salle Henri II du musée de Louvre suite à une commande du directeur des musées de France, cette thématique sera par la suite exploitée par l’artiste. La fin de sa vie est marquée par des rétrospectives un peu partout dans le monde, son influence est grande pour la jeune génération dont Nicolas de Staël. Il meurt le 29 juillet 1979 à Varengeville-sur-Mer en Normandie.

 

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