Georges Clemenceau

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Georges Clemenceau nait le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds. Né d’une famille anticléricale, le jeune Georges, son baccalauréat en poche, s’inscrit à l’école de médecine de Nantes. Une fois ses études achevées, il s’installe à Paris et fréquente le milieu artistique et littéraire où il fait notamment la connaissance de Claude Monet et d’Emile Zola. Farouche opposant à Napoléon III, il manifeste pour commémorer l’anniversaire de la révolution du 24 février 1848 ce qui lui vaut un séjour en prison. En juillet 1865 il décide de partir en Angleterre puis aux Etats-Unis, là-bas il enseigne le français et est correspondant pour le journal le Temps. De retour en France, il prend part aux évènements quand la guerre franco-prussienne éclate en devenant maire du XVIIIème. Refusant la signature de l’armistice il appelle néanmoins les parisiens à s’abstenir de toute violence à l’entrée des prussiens dans Paris. Il se fait élire président du conseil municipal de Paris au début de la troisième République. Sa rhétorique l’impose comme chef incontesté des républicains radicaux. Il lutte pour l’amnistie des Communards au côté de Victor Hugo. Il incarne ainsi une voie médiane entre le socialisme émergeant et l’opportunisme. Dans son discours de Marseille, du 28 octobre 1880, il réclame entre autres la séparation de l’église et de l’état, l’impôt sur le revenu, la responsabilité du patron en cas d’accident, la limitation de la durée légale de la journée de travail, la retraite des vieux travailleurs, l’interdiction du travail pour les enfants en dessous de 14 ans. Réélu aux législatives de 1881 il a la réputation de tombeur de ministères grâce à ses talents d’orateur, il prône l’abolition du sénat et la suppression de la présidence de la république, il se retrouve souvent en conflit avec Jules Ferry, notamment sur le volet de la colonisation dont il est un farouche opposant au nom du respect envers les autres peuples et civilisations. Aux élections d’octobre 1885 il se présente dans le Var sous l’étiquette de la gauche radicale. Aux élections générales de septembre-octobre 1889, le camp républicain s’unit contre la menace boulangiste, Clemenceau se représente dans le Var et est réélu. L’affaire de Panama de 1892 lui vaut une haine farouche de la droite qui le traine dans la boue. Il perd son siège de député à la campagne électorale d’août-septembre 1893, ce qui le met en retrait de la vie politique. Il met à disposition ses talents d’écrivain pour des chroniques dans plusieurs quotidiens, il défend notamment la cause des plus pauvres, à l’instar de Jaurès il s’oppose également à la peine de mort. L’Affaire Dreyfus lui donne l’opportunité de se battre contre l’injustice en publiant le fameux « J’accuse » de Zola dans le journal l’Aurore. Il va se trouver par la suite un nouveau cheval de bataille en s’attelant à la séparation de l’église et de l’état dont la loi est votée le 9 décembre 1905. En mars 1906 Clemenceau devient ministre de l’intérieur alors que la France connait des vagues de grèves importantes. Il accède à la présidence du Conseil le 25 octobre 1906, son fait notoire est de mettre un terme à l’inventaire des biens de l’église. En tant que ministre de l’intérieur il réprime durement les grèves ce qui l’éloigne de la gauche radicale. Son ministère tombe en juillet 1909, il part en Amérique latine donner une série de conférences. Le 6 mai 1913, paraît le premier numéro de son journal, L’Homme libre, il prévient la menace allemande et quand la guerre éclate il est prêt à se battre. Entre 1914 et 1917 il n’a de cesse de critiquer l’inefficacité du gouvernement en place. L’homme libre devient L’homme enchainer face à la censure. Le 13 novembre 1917, le gouvernement tombe et Clemenceau est appelé à la barre. À 76 ans, il devient à nouveau président du Conseil. Il forme un cabinet de guerre rapproché. À son surnom de « Tigre » vient s’ajouter celui de « Père la Victoire », qui résume à lui seul son action au redressement de 1918. Le traité de Versailles est signé le 28 juin 1919 dans la Galerie des Glaces de Versailles. En décembre 1919 il propose sa candidature à la présidence de la république mais son camp lui préfère Paul Deschanel moins autoritaire. A 79 ans il se retire définitivement de la vie politique, il voyage, écrit des ouvrages : Démosthène et Grandeur et Misères d’une victoire, s’installe à Saint-Vincent-sur-Jard. Il obtient pour son ami Claude Monet que ses nymphéas soient exposés dans la salle de l’Orangerie à Paris. Il meurt le 24 novembre 1929.

 

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