Description
La courtisane – Les contes d’Hoffmann, (1980)
Dessin original, technique mixte sur papier à ses initiales (KL) réalisé au feutre, encre, pastel et crayon de couleur. Annotation manuscrite au feutre de la main du couturier : « la courtisane ».
Dimensions : 29,7 x 21 cm
Bon état
Costume de la courtisane pour Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach.
La courtisane est le personnage de Giulietta, qui incarne le troisième amour du poète lors de l’acte se déroulant à Venise. Après ses déboires avec la poupée Olympia et la cantatrice Antonia, Hoffmann arrive à Venise et s’éprend de la sulfureuse courtisane Giulietta, bien qu’il ait juré de ne plus aimer. En effet, le maléfique capitaine Dapertutto avait promis un magnifique diamant à la courtisane si elle réussissait à séduire Hoffmann pour lui dérober son reflet à l’aide d’un miroir magique, comme elle avait su le faire avec son précédent amant.
En parallèle de son immense carrière dédié à la haute couture, Karl Lagerfeld, fin mélomane, a également dessiné des costumes de scène. S’il a moins collaboré avec les institutions lyriques que les créateurs Yves Saint Laurent et Christian Lacroix, il a toutefois signé les costumes de plusieurs productions, comme Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach à l’Opéra de Florence en 1980, ou encore celle Les Troyens de Berlioz à la Scala de Milan, en 1982
Autour du dessin de costume de Giulietta
Qui est « la courtisane » représentée sur ce dessin ?
Il s’agit de Giulietta, personnage de Les Contes d’Hoffmann. Dans l’acte situé à Venise, elle séduit Hoffmann pour lui dérober son reflet. Connaître son rôle donne une autre lecture du costume : Lagerfeld ne dessine pas seulement une robe, il imagine l’apparition d’un personnage de théâtre.
Qu’est-ce qui rend ce costume particulièrement spectaculaire ?
Les manches volumineuses, la longue jupe à volants et la coiffure ornée d’une plume composent une silhouette faite pour attirer le regard. Les touches brunes, orangées et noires contrastent avec le bleu placé derrière la figure. Le dessin permet déjà d’imaginer l’effet du personnage sur scène.
Pourquoi ce dessin intéresse-t-il aussi les amateurs d’opéra ?
Il relie deux univers créatifs : la mode de Karl Lagerfeld et l’opéra de Jacques Offenbach. La fiche rattache le projet à Les Contes d’Hoffmann et à la production de Florence de 1980. C’est l’occasion de découvrir comment un couturier conçoit l’apparence d’un rôle lyrique, au-delà des vêtements destinés aux défilés.
Le saviez-vous ?
Après Les Contes d’Hoffmann à Florence, en 1982, Karl Lagerfeld poursuivit sa collaboration avec le metteur en scène Luca Ronconi : deux ans plus tard, il dessina les costumes des Troyens de Berlioz pour la Scala de Milan. Ce projet de costume pour Giulietta s’inscrit dans une période où Lagerfeld travaillait aussi pour de grandes scènes lyriques





