Luce Maximilien

Maximilien Luce nait à Paris le 13 mars 1858. Il suit les cours de dessins de l’école des arts décoratifs. En 1872, il entre en apprentissage dans l’atelier de gravure sur bois d’Henri Théophile Hildibrand, quatre ans plus tard, il devient ouvrier graveur dans l’atelier d’Eugène Froment. Après son service militaire, il abandonne la gravure sur bois pour s’adonner pleinement à la peinture. A partir de 1885, Luce s’initie au divisionnisme de Seurat. En 1887, il participe au premier salon néo-impressionniste, il se lie d’amitié avec Pissarro et Signac. De tendance anarchiste, il s’investit dans le mouvement libertaire incitant les ouvriers à la révolte. En 1889, il participe au salon des XX à Bruxelles et en 1892 au second salon néo-impressionniste. A partir de 1895, il séjourne plusieurs fois en Wallonie, il est fasciné et marqué par les mines, les usines, et les conditions de travail difficiles des mineurs. Il soutient Zola pendant l’affaire Dreyfus. Durant la première guerre mondiale il expose ses idées anarchistes et antimilitaristes. Dans les années 30, il adhère au comité de la ligue internationale des combattants de la paix. En 1934, il succède à Signac à la présidence de la société des artistes indépendants. Au début de l’occupation allemande, il démissionne de la présidence des artistes indépendants pour protester contre la politique discriminatoire de Vichy à l’égard des artistes juifs. Il meurt à Paris le 7 février 1941.