Georges Jacques Danton

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Georges Jacques Danton nait le 26 octobre 1759 à Arcis-sur-Aube. Il s’installe à Paris en 1780 où il est employé comme clerc chez un procureur. Il obtient une licence en droit. Il se marie en 1787 et grâce à la dote que lui apporte sa femme il peut acheter la charge d’avocat aux conseils du roi. Il prend une part active en étant élu président dans le district des Cordeliers, puis au club des Cordeliers avant de s’inscrire au club des jacobins. IL gagne ses gallons par ses talents d’orateur et s’impose comme une figure dominante. À la veille de la chute de la monarchie, le 10 août 1792, Danton est un des hommes en vue des clubs des cordeliers et jacobins. L’assemblée législative suspend le roi Louis XVI de ses pouvoirs pour le remplacer par un conseil exécutif, Danton est nommé au ministère de la justice. Il s’impose au sein du conseil exécutif. Une coalition austro-prussienne avance sur Paris, Danton alerte l’assemblée par son célèbre discours : « pour les vaincre, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France sera sauvée ! ». Grâce à son énergie, sa volonté, il donne l’impulsion nécessaire à la poursuite de la guerre. La bataille de Valmy du 20 septembre 1792 arrête l’avancé de l’ennemi pendant un temps. La convention nationale prend le pas sur le conseil exécutif, Danton et Robespierre en sont élus membres. Il se met à dos les girondins, se désolidarise de Marat, Robespierre devient le chef de la Montagne. La situation de la jeune république est grave : soulèvement dans les campagnes, insurrection en Vendée, crise économique à Paris, il est décidé sous l’impulsion de Danton de créer un tribunal révolutionnaire. Le comité de salut public est créé le 6 avril 1793 chargé de surveiller et d’animer le conseil exécutif des ministres, il devient très vite le véritable pouvoir exécutif de la convention, l’animosité entre les girondins et les montagnards s’exacerbe. Danton est chargé des affaires étrangères. Les montagnards s’allient aux sans-culottes pour écraser les girondins. Ces derniers votent la mise en accusation sans succès de Marat. Le 2 juin une foule envahit la convention, 29 membres des girondins sont arrêtés, Danton tente de les protéger. Le 16 juin il se remarie suite au décès de sa femme, il se met en retrait de la politique pour s’occuper de sa famille, ce qui lui vaut des hostilités. Les robespierristes entrent au comité de salut public. La situation s’envenime à l’été 1793, Danton retourne au club des jacobins où il est accueilli avec enthousiasme. Le 11 août 1793, il demande la dissolution de la convention et l’application immédiate de la nouvelle constitution de l’an I, mais il échoue. Danton prononce des discours révolutionnaires très applaudis à la convention pus subitement disparait à la campagne du 13 septembre au 2 novembre 1793. Robespierre à la tête du comité de salut public exécute 177 girondins d’octobre à décembre sans que Danton ne puissent l’empêcher. Danton est de retour et se lie avec Robespierre contre la déchristianisation engagé par les hébertistes. Isolés, les dirigeants cordeliers sont arrêtés dans la nuit du 13 au 14 mars. Le procès se tient du 21 au 24 mars 1794 et sont exécutés le 24 mars. Robespierre est décidé à frapper les chefs des indulgents mais réticent à mettre sur la liste Danton et Camille Desmoulins il cède face à la pression de ses membres. Danton n’écoute pas ceux qui lui conseillent de fuir : « On n’emporte pas sa patrie sous la semelle de ses souliers. ». Le 30 mars, le comité de salut public ordonne son arrestation et celle de Delacroix, Desmoulins et Philippeaux. Saint-Just veut que les accusés soient présents à la lecture du rapport et qu’on les arrête en fin de séance de la convention. La défense de Danton est étranglée et sa condamnation déjà établie.  Il est guillotiné le 5 avril 1794 à l’âge de trente-quatre ans. Passant en charrette devant la maison de Robespierre il s’écrie : « Robespierre, tu me suis ! Ta maison sera rasée ! On y sèmera du sel ! », puis cette phrase célèbre adressée à son bourreau avant de passer sur l’échafaud : « N’oublie pas surtout, n’oublie pas de montrer ma tête au peuple : elle en vaut la peine. ».

 

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